DOSSIER : INSECTES

(latin insecta, pluriel de insectum, divisé en parties, calque du grec entomon)

 

Nom : Masculin

Nombres : environ 1 million

 

Animal invertébré articulé, respirant par des trachées et dont la tête est indépendante du thorax, qui comprend trois anneaux portant chacun une paire de pattes. (Chez la plupart des espèces, l'adulte a des ailes, ce qui n'est le cas chez aucun autre animal invertébré. Les insectes constituent une immense classe d'arthropodes.

Le corps des insectes, divisé en segments articulés, ou métamères, est enveloppé dans un tégument coriace formé de chitine. On distingue trois parties du corps : la tête, le thorax et l'abdomen. La tête porte une seule paire d'antennes, des yeux à facettes, trois ocelles et trois paires de pièces buccales (mandibules, mâchoires et lèvre inférieure).
Le thorax est formé de trois segments : prothorax, mésothorax et métathorax, portant chacun une paire de pattes articulées, et, les deux derniers segments, chacun une paire d'ailes ou d'organes homologues. L'abdomen est formé de onze segments et renferme les principaux viscères. Les huit premiers segments abdominaux portent des stigmates, orifices des trachées respiratoires qui conduisent l'air dans tout le corps. La respiration est presque toujours aérienne chez l'adulte, même pour les insectes qui vivent dans l'eau. La taille d'un insecte adulte varie de 30 cm (certains phasmes) à 1/3 de mm (moucherons). La plupart des espèces pondent des œufs, mais certaines mouches engendrent directement des larves. Le jeune insecte, au sortir de l'œuf, peut ressembler à ses parents (insectes hétérométaboles) ou en différer absolument (insectes holométaboles) ; il lui faut alors parcourir une suite de transformations complexes pour arriver à l'état adulte.

À l'exception d'un petit groupe de formes primitives (thysanoures, protoures, diploures, collemboles), les insectes sont ailés (ou descendent d'ancêtres ailés) et présentent des métamorphoses, incomplètes chez les paurométaboles et les hémimétaboles, complètes et comportant une nymphe immobile chez les holométaboles. Principaux ordres parmi les hétérométaboles : orthoptères, hémiptéroïdes, libellules ; parmi les holométaboles : diptères (mouches et moustiques), lépidoptères (papillons), coléoptères, hyménoptères (abeilles, fourmis…).
Les ravages des insectes peuvent être considérables dans les cultures (phylloxéra, hanneton, carpocapse, mouche de Hesse, doryphore, cochenilles, etc.), dans les entrepôts (charançons, bruches), dans les vergers et les forêts par l'attaque du bois (insectes xylophages) ou du feuillage (chenilles défoliatrices). Les pucerons peuvent véhiculer et inoculer des virus pathogènes pour les végétaux.
Les poux, les puces, les moustiques et les mouches piquantes peuvent transmettre à l'homme ou aux animaux des maladies, dont plusieurs sont considérées comme des fléaux mondiaux (peste, typhus, paludisme, fièvre jaune, maladie du sommeil).

FORETS DE CONIFERES

Beaucoup d'insectes vivent littéralement plusieurs vies en une seule. C'est le cas notamment des chermès, que l'on trouve sur les épicéas et qui passent à traves cinq formes au cours de leur existence.

Les conifères sont résineux, poisseux, donc difficiles à attaquer. Les quelques espèces d'insectes qui ont surmonté cet obstacle ont connu une expansion pratiquement sans frein et comptent des populations énormes. Loin d'être rivales, ces epèces se spécialisent dans certaines parties de l'arbre, et, ensemble, elles réuissisent à attaquer un conifère de la racine jusqu'aux aiguilles. C'est à dire qu'elles ont une influence déterminante sur la prospérité ou le déclin de la forêt. La plupart des insectes passent par plusieurs formes au cours de leur cycles vital. Dans un mode de développement très répandu, les oeufs donnent naissance à une larve (ou chenille) qui passe son temps à se nourrir jusqu'à ce qu'elle atteigne sa taille définitive. En automne, elle s'enferme dans un cocon, où elle prend la forme de nymphe ou de chrysalide. Bien qu'elle demeure inactive l'hiver, elle subit des transformations importantes et devient l'année suivante un insecte adulte. Dans un autre cycle très commun, le jeune insecte diffère un peu de l'adulte et grandit par une série de mues, sans subir de transformations externes très importantes. Dans le premier groupe, on trouve entre autres les Coléoptères et les Lépidoptères; dans le deuxième, les Orthoptères et les Homoptères.

Beacoup de petits Hyménoptères se nourrissent des graines de conifères qui ne sont pas résineuses. Ainsi, Megastigmus spermotrophus vit uniquement des graines du sapin de Douglas. Il s'accouple en juillet, et, peu après, la femelle pond dans les cônes encore mous. Elle introduit son long ovipositeur entre les écailles du cône et atteint la graine, dans laquelle elle déponse son oeuf. La petite larve qui en éclôt se nourrit pendant six à sept semaines de la substance de la graine, grandissant jusqu'à ce qu'elle occupe toute l'espace disponible à l'intérieur de celle-ci. Elle reste généralement à l'état de nymphe pendant un seul hiver, mais il peut se produire qu'elle ne sorte pas de sa graine avant deux ou trois ans.

Le principale ennemi de cet insecte est un autre Hyménoptère, Mesopolobus spermotrophus. La femelle ne possède pas d'ovipositeur lui permettant d'introduire son oeuf dans une pomme mûre pour y pénétrer en se glissant entre les écailles. Elle choisit alors une graine déjà occupée par une larve de Megastigmus; elle découpe une ouverture dans l'écorce de cette graine et attaque la larve pour absorber une partie des liquides lui apporte les protéines nécessaires à la maturation des oeufs dans ses ovaires. En effet, elle reviendra un peu plus tard à cette graine pour y pondre un oeuf, et sa larve finira par dévorer le premier occupant.

Les mangeurs d'aguilles

Les tenthrèdes, ou mouches à scie, sont parmi les quelques insectes qui se nourrissent des aiguilles de conifères complétement développées. Ce sont des Hyménoptères, comme les fourmis et les abeilles. Dans les forêts nordiques, on trouve souvent la Tenthrède du mélèze et la Tenthrède du pin (Diprion pini). La femelle de ces insectes creuse avec son oviscapte des sillons dans une aiguille de sapin, et dépose u œuf chque sillon. Elle répand sur l'oeuf un liquide mousseux qui durcit à l'air et forme une couche protectrice. Quelques semaines plus tard, la jeune larve éclôt et commence à se nourrir des aiguilles. Les larves de tenthrèdes ressemblent à des chenilles, mais présentent 14 ou 16 pattes abdominale au lieu de 10. Quand elles sont elles sont effrayées, elles prennent la forme d'un S et émettent un liquide dont l'odeur est désagréable. Comme ces fausses chenilles vivent en colonies nombreuses, elles font souvent des dégâts considérables. Les tenthrèdes du pin sont dévorées par des oiseaux et d'autres insectes.

Les mangeuses de bourgeons

La plupart des chenilles attaquent les bourgeons pendant leur développement et peuvent être très nuisibles pour les jeunes arbres. La Tordeuse des pousses de pin (Rhyacionia buoliana) pond ses oeufs en juin. Les jeunes larves éclosent rapidement et commencent à entamer les bourgeons. La résine se met à suinter abondamment des bourgeons ouverts, et, pour l'empêcher d'inonder les trous qu'elles ont creusées, les larves forment avec quelques fils de soie une coque qui tapisse l'intérieur des galeries et les protèges.

Les perce-bois

La plupart des insectes qui rongent le bois sont des Coléoptères. Aussi, les sirex constituent-ils une exception remarquable. Ce sont de gros Hyménoptères, pouvant atteindre 4 centimètres, qui appartiennent à la famille des Tenthrèdes.

La femelle pond dans les arbres morts ou malades, rarement dans les bois sain, dont les fibres lades, rarement dans le bois sain, dont les fibres s'accrocheraient aux lames en scie de sa tarière. Les larves vivent deux à trois ans, forant dans le bois des galeries qui peuvent atteindre 30 centimètres. Arrivées au terme de leur vie larvaire, elles se rapprochent de la paroi externe et s'y creusent une loge, où elles se transforment en nymphe, puis en adulte définitif. Le pire ennemi  de la nymphe du sirex est un très grand Ichneumonidé, Rhyssa persuasoria. La femelle de ce parasite pond ses oeufs sur la  peau de la nymphe. Quand elles sont écloses, les larves dévorent leur hôte. Pour atteindre la nymphe du sirex dans sa loge, elle doit percer plusieurs centimètres de bois qu'elle scie avec son ovipositeur dentelé. Avant de creuser, elle explore l'écorce pour trouver l'emplacement exact de la nymphe, et il est rare qu'elle se trompe.

La couche interne de l'écorce des épicéas morts contient souvent un réseau de fins canaux. Ils sont produits par le Coléoptère  Ips typographus. La femelle creuse le long de la couche interne de l'écorce une galerie où elle dépose ses oeufs un à un. Quand les larves éclosent, elles percent à leur tour une série de galeries paralèles. Elles finissent par former, entre l'écorce et le bois, une logette dans laquelle elles se tiennent abritées jusqu'à la maturité.

Un autre Coléoptère, Trypodendrom lineatum, fait des trous non pas dans l'écorce, mais dans le bois même des arbres morts. Il ne se nourrit pas de bois même des arbres morts . Il ne se nourrit pas de bois, mais de champignons qui se développent dans les galeries. Comme les spores de ces champignons sont noires, lorsqu'on coupe un tronc atteint, on voit des lignes noires dessinées dans le bois.

Les suceurs de sève

Il existe un groupe de pucerons qui se nourrissent de la sève des aiguilles de pin. Ce sont le chermès. Un de ceux-ci, Adelges abietis, a un cycle vital complexe, qui dure deux ans.

Tout d'abord, des oeufs sont pondus au printemps par une fondatrice, qui a hiverné sous un bourgeon d'épicéa. Les individus éclos  au début de l'été attaquent les pousses de l'épicéa et provoquent la formation d'une galle volumineuse qui ressemble à un ananas. De cette galle sortent des femelles qui possèdent des ailes. Certains d'entre elles restent sur l'épicéa, tandis que d'autres s'envolent pour s'établir sur des mélèzes. La colonie qui se fixe sur un mélèze en automne donne naissance à des nymphes qui pondent et produisent deux groupes : l'un possède des ailes et revient sur un épicéa fonder de nouvelles colonies, tandis que l'autre est aptère et reste sur le mélèze. A la fin du cycle apparaissent des mâles qui s'accouplent avec les femelles.

On peut considérer que, par ces migrations, les chermès profitent au mieux des maigres ressources et de la courte durée de la bonne saison dans la zone des conifères.

Déserts

Certains criquets, isolés pendant des générations, se groupent pour former des nuages de migrateurs qui détruisent toute végétation sur leur passage.

Les insectes supportent mieux la sécheresse que la plupart des autres invertébrés, car ils ont développé, au cours de leur évolution, tous les moyens susceptiles de leur éviter des pertes d'eaux excessives.

 

 

 

 

 

Date création : Mardi 05 Mai 2009, 17:46 - MAJ :

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Source texte : Encyclopédie Universelle Larousse 2008. & Le Monde Etrange Et Fascinant des Animaux Sélction du Reader's Digest

 

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